- Fibre optique
Acteur prépondérant dans le développement numérique des territoires, les collectivités territoriales ont vocation à jouer un rôle majeur pour les prochaines avancées technologiques relatives au déploiement de nouvelles infrastructures de télécommunication comme la fibre optique.
Les réseaux fibrés autorisent des débits supérieurs jusqu’à 100 Mbits, c’est-à-dire 3 à 4 fois supérieurs à ceux de l’ADSL, avec des flux de données symétriques (capacité équivalente en émission et réception pour l’utilisateur).
La demande des internautes reste encore, pour le moment, assez floue mais quelques récentes orientations donnent des domaines d’usage comme : la santé et l’utilisation de l’imagerie numérique, la généralisation de la vidéo à la demande, les services interactifs basés sur des stations multimédia (comme la télévision) connectée à internet, l’éducation et l’enseignement à distance, la modélisation des images en 3D pour des visites virtuelles.
L’enjeu pour les collectivités est d’être à la hauteur des ambitions nationales du développement des services numériques et pour ce faire, doivent participer à la mise en place d’une nouvelle boucle locale fibrée. Ce sont des travaux nécessitant des investissements lourds qui peuvent être rendus possibles par la mutualisation des moyens de génie civil pour un déploiement plus rapide et une réduction des coûts des travaux.
- Sans fil : WiMax
Le monde de l’interconnexion des réseaux est sur le point de faire émerger une connectivité pour les utilisateurs quelque soit l’endroit et le moment. Le WiMax, qui est en quelque sorte une extension des différentes normes WiFi existantes avec des caractéristiques supérieures en termes de débit et de portée, permettra d’ici peu de relier des habitations reculées des zones desservies par le haut débit en ADSL ou câble.
Des expérimentations sont actuellement menées sur des départements comme le Loiret, la Sarthe et le Limousin dans la mise en place d’antennes émettrices de ces ondes qui permettent d’assurer une liaison de 1,5 à 2 Mbits sur une distance de plus de 15 Km (débit et distance réels).
Ces initiatives menées par les collectivités en faveur de la couverture numérique des territoires sont rendues possibles grâce à la libération de certaines fréquences, antérieurement utilisées par les moyens de communication militaire, dont l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et Postales) est chargée de l’administration des licences.
Les prochaines avancées du WiMax devraient permettre de réaliser des réseaux de type Métropolitain, pouvant couvrir des superficies de l’ordre d’une ville de taille moyenne grâce à plusieurs points d’accès.



